lundi 21 juin 2010

Shrek 4, mais que fait Dreamworks?

Loin de tout cirage de pompe et léchage de postérieur, vous pouvez ranger la brosse à reluire du dernier Dreamworks. Avec un premier Shrek plutôt bon, un second excellent, le troisième épisode mettait la firme américaine au bord du gouffre. Le quatrième épisode des aventures de l'ogre vert, Dreamworks je jette dans le vide.
par C.S.

Sombrant dans les clichés d'une saga qui aurait mieux fait de s'arrêter quand il était encore temps, Shrek 4 est un melting pot de tous les précédant volumes et ne marquera pas les esprits du vaste monde de l'animation.

Shrek vie une petite vie tranquille pépère dans son marais en compagnie de sa femme Fiona et de ses enfants. Chaque jours se ressemblent et disons le franco, Shrek se fait chier. Il aimerait retrouver ne serait-ce qu'une journée sa vie d'ogre méchant et redouté par le peuple. C'est alors qu'il fait la rencontre de Tracassin, un nain de jardin malfaisant et avide de pouvoir. Ce dernier va lui faire signer un contrat magique lui permettant d'échanger une journée du passé de Shrek contre un jour de vie d'ogre méchant.


Ok! Le postulat est là. Il n'y a plus d'idée originale dans la tête des scénaristes de Dreamworks. Pourquoi faire un 4 et essayer de boucler une série avec un mélange de si peu de bonnes idées. Surfant sur des clichés déjà instaurés dans les précédents films, cette suite n'apporte rien à la franchise et laisse vraiment un mauvais goût en travers de la gorge. Le film rentre dans schéma classique. Il ressort tous les vieux gags déjà vus de l'âne et de Shrek sans pour autant donné de fraicheur à la prose des personnages. Peut-être est-ce dans l'optique de ressembler au marécage du héros que le film sent si mauvais...

Le ressort comique est usé et ne donne aucune satisfaction aux spectateurs. Si la seule idée novatrice était la présence de nouveaux personnages comme les membres de la résistance ogresque, le principe n'est pas utilisé à bon escient et perd toute sa spontanéité pour surfer vaguement sur des références classiques du cinéma (Braveheart, Red Sonia...)

Un bon plantage en règle auquel chacun s'attendait. Le film fera sans doute sourire les enfants et encore emmenez les voir Toy Story 3, vous gagnerez au change!

Les plus:
- Si le chat Potté n'avait été spoilé dans les bandes annonces, la surprise aurait été vraiment bonne


Les moins:

- humour dépassé

- histoire sans intérêt

- un Shrek et une Fiona vaseux
- un méchant même pas crédible

- des références qui ne servent en rien le scénario

Shrek 4, de Mike Mitchell
avec Mike Myers, Cameron Diaz, Eddie Murphy, Antonio Banderas

mercredi 16 juin 2010

L'Agence tous risques, plein les yeux

Fort est de constater que les films de gros bras ont encore de beaux jours devant eux. Certains réfractaires ne manqueront pas d'adjectifs pour les descendre, d'autres ayant gardé leur âme d'enfants prendront ce qu'il y a de bon et apprécieront la forme.

par C.S.

L'agence tous risques est l'adaptation au format long de la série culte des années 80 qui mettait en scène une équipe de quatre anciens militaires devenue hors la loi à cause d'un crime qu'ils n'avaient pas commis. Joe Carnahan reprend le principe, le dépoussière, le noircit et donne un coup de jeune à Hannibal et ses hommes en redorant le blason de la A-Team.

A la grand ère des reboot servit à toutes les sauces et parfois mal assaisonnés, Joe Carnahan vise juste pendant 2h00. Passons les jeux de mots du plan sans accroc et concentrons nous sur l'intention du film. Le réalisateur cherche dans un premier temps à montrer la formation de l'équipe et à expliquer leur célèbre réputation. Militaires de carrière, le colonel John "Hannibal" Smith (Liam Neeson) et le lieutenant Templeton "Futé" Peck (Bradley Cooper) sont l'élite de l'infiltration clandestine. Ils agissent dans l'anonymat et l'illégalité la plus totale. Au détour d'une mission au moyen Orient, Hannibal va faire la rencontre du Caporal Bosco Baracus (Quinton "Rampage" Jackson) plus connu sous le pseudo de Barracuda. Pour rejoindre le camps américain, ils vont devoir recruter un pilote suffisamment chevronné et capable de les transporter à la base. Ils vont alors chercher le Capitaine H.M. Murdock (Sharlto Colpey) interné dans un hôpital psychiatrique. Le personnage s'avère être aussi cramé de la tête qu'expert dans tous les engins volant avec où sans ailes. On le surnomme "Looping".

La force du film est surtout qu'elle ne tient pas sur les acquis de la série. En 2H, faire croire aux personnages et à leur histoire revêtait presque du domaine de l'impossible. Mais Carnahan l'a fait sans lourdeur et sans demi-mesure. Le film est totalement assumé et la mise en scène est riche d'action et d'humour. Le réalisateur ne laisse pas le temps de souffler et propose une intrigue sans ventre mou et sans bavure. Les deux heures de film sont construites de manière à ce que l'on perçoive plusieurs centres d'actions. L'équipe est toujours en mouvement et voyage à travers le monde en transportant dans sa soute le spectateur sans ne jamais le perdre. Carnahan nous aiguille dans son histoire pour être le plus efficace possible. Et il nous donne un florilège de répliques dont on se souviendra.

Pourquoi voir alors le film? Simplement parce que c'est une agréable surprise à laquelle on ne pouvait pas s'attendre. Les difficultés d'adaptation de séries télévisées réside toujours dans la fidélité de l'histoire et dans le rythme donné au cinéma. Nous avions vu le résultat avec la franchise Mission Impossible qui, malgré un premier opus de qualité, perdait son charme et sa vitalité dans les suites 2 et 3. La mission est accomplie pour Carnahan qui donne un véritable souffle nouveau aux films d'action qui depuis des années perdaient de leur saveur. L'Agence tous risques ouvrira peut-être sur une suite bien que le film à lui seul se suffit largement!

Les plus:

- un casting alléchant regroupant des acteurs qui n'avaient jamais joué ensembles

- des scènes d'action superbement bien filmées

- des personnages riches en détails et en histoire

- un rythme fait oublier le sens du mot "ennuie"

- une bonne surprise pour Jessica Biel en qui personne ne croyait

- une seule envie: le revoir

- un méchant en juste mesure


Les moins:

- une scène de fin un peu tirée par les cheveux... mais bon c'est L'Agence tous risques!

L'agence tous risque, de Joe Carnahan avec Liam Neeson, Bradley Cooper, Sharlto Copley, Quintage "Rampage" Jackson, Jessica Biel