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lundi 10 octobre 2011

Pirates des Caraïbes 4: un dimanche qui prend l'eau

Il y a des dimanches après midi où tu n'as pas vraiment envie de faire des efforts et tu veux de voir un film que tu as loupé au cinéma. Pour le coup, c'est Pirates des Caraïbes et la fontaine de jouvence en Vod qui retiendra mon intérêt.

"Pirates des Caraïbes, c'était mieux avant."

Erreur!!! Etant plutôt adepte des trois premiers films et vouant une certaine admiration au Capitaine Sparrow, j'attendais certainement un peu plus que ce que j'ai vu cette après-midi. Pour résumer l'affaire, Jack Sparrow est à la recherche de la fontaine de Jouvence et va devoir composer avec Barbossa et Barbe Noire pour trouver la fameuse source de la vie.

Le réalisateur Gore Verbinski ayant lâché la franchise de Disney, c'est Rob Marshall (Nine) qui reprend les commandes, mais pas forcément pour le meilleur résultat. Pirates des Caraïbes 3 se terminait sur la découverte d'une carte qui indiquait le chemin de la fontaine de jouvence. Exit Calypso, le hollandais volant et toute l'ancienne clic de Sparrow. On part pour une nouvelle histoire avec de nouveaux personnages.

"J'te chanterais bien une gigue mais j'ai trop mauvaise haleine."

Rapidement, on sent que le ton est complètement différent de ce qui a déjà été fait. Johnny Depp est nettement plus présent que dans les précédents opus et malheureusement ce choix de mise en scène enlève beaucoup au mysticisme du personnage. S'il y a une volonté de jouer sur le comique du rôle, c'est un mauvais choix qui affaiblit l'univers du film. Je passerai également sur l'épisode "sirènes" avec Astrid Berges-Frisbey et Sam Clafin qui n'apporte absolument rien au film et qui soit dit en passant est inutile à l'histoire.

Donc au final, si on doit analyser ce choix de film, on pourrait juste dire qu'il n'y a que le nom qui donne envie et que le contenu n'est pas vraiment convainquant. Si on retire la question du fric mis en jeu dedans, l'intérêt pour Pirates des Caraïbes 4 reste extrêmement limité. Même pour un film du dimanche après midi, le résultat est discutable et n'apporte rien.

lundi 31 janvier 2011

Le discours d'un roi, ou comment faire du cinéma

Impressionnant! C'est certainement ce qu'on doit retenir des multiples prestations talentueuses du film de Tom Hooper. Colin Firth en premier. L'acteur récemment apparu à l'affiche de Single Man de Tom Ford, signe encore le personnage d'un George VI complet et réellement passionnant qui saura attirer toute l'attention du spectateur et faire valoir ses meilleures chances pour les Oscars cette année.

par CS


Ainsi, Colin Firth est un bon acteur? Ce n'est pas avec Le discours d'un roi que l'on pourra dire le contraire. Il livre un véritable rôle de composition en n'oubliant jamais d'omettre la fragilité exacerbée d'un homme qui n'aurait jamais dû être sur le trône d'Angleterre. George VI est bègue. Parler devant une foule c'est pour lui comme se tirer une balle dans le pied. Certain de ne jamais être à la hauteur, il fait appel à un spécialiste.

Sans Geoffrey Rush le film ne serait pas non plus parfait. Car dans le rôle du thérapeute du langage il excelle. Humour "so british" peut-être mais avec la dose parfaite de retenue pour ne pas être lourd et s'empêtrer dans un comique de seconde zone, il fait briller Firth en jouant la symbolique paternelle.

Derrière l'aspect purement historique, il faut le dire : cette histoire est inspirée de faits réels, Tom Hooper réalise un film qui sait parler aux spectateurs et fait ressortir des sentiments de tendresse et de pitié pour cet homme qui aura à accomplir malgré lui, la plus lourde tâche du royaume.

Le scénario est superbement bien écrit et ne laisse aucun moment de latence dans ces 1h58 de film. Si je devais conseiller ce film à un public en particulier, je ne saurais le faire car il s'adresse à toute personne de 7 à 77 ans qui aime le vrai cinéma.

A n'en point douter, s'il ne s'agit pas du coup de cœur du mois, il rentre dans le top 5 de l'année 2010 (oui parce que je l'ai vu en 2010 na!). Mais l'année réserve encore des surprises et un nouveau Aronofsky pointe le bout de son nez prochainement...



Le Discours d'un roi - Bande Annonce VOST