vendredi 18 mai 2012
Festival de Cannes oblige...
lundi 7 février 2011
Black Swan, c'est mieux que le Nutella

Si le début de l'année 2011 nous a déjà gâté dans les salles obscures, février réserve une pépite du genre à ne plus te faire dormir la nuit : Black Swan. La nouvelle réalisation de Darren Aronofsky, promet de plonger le spectateur dans un univers dont il ne voudra pas sortir. Pourquoi ?
par CS
Darren Aronofski connait le succès avec Requiem For A Dream en 2001 qui le révèle au grand public. Mais il commence sa carrière de réalisateur avec Pi en 1999, véritable thriller psychologique trop peu connu. En 2006, c'est le choc The Fountain qui, personnellement, a failli me faire chialer plus d'une fois. Choc visuel qui affirme encore le talent d'Aronofsky et qui ouvre trois ans plus tard la voix à The Wrestler. Encore là, c'est la révélation d'un homme qui à su remettre une larve comme Mickey Rourke sur le devant de la scène.
Que d'attente avec Black Swan ! Le truc qui marche avec ce réalisateur, c'est qu'il sait très bien plonger son spectateur dans ses histoires. Black Swan n'est pourtant pas un thème médiateur pour tous : la danse. Mais au delà de ça il met en scène la splendide Natalie Portman qui, on doit aussi le dire, a quelques notions en ballerines et tutu, et qui virevolte devant le regard profond et avisé d'un Vincent Cassel propulsé chorégraphe à la Béjart. Le duo n'est pas commun mais fonctionne grâce à une mise en scène (séquences de danse) millimétrées de Benjamin Millepied qui aura l'honneur "d'honorer" Miss Portman hors caméra. Passons...

Le bien, le mal, encore cet éternel combat manichéen mais qui prend une forme différente sous l'objectif de Darren Aronofsky. Forcément quand la bataille se déroule dans la même tête, ça promet. Je vais pas en dire plus, à part qu'au moment où je suis rentré dans la salle, je n'ai pas décroché pendant les 1h43 et qu'à la fin, je n'avais vraiment pas envie de sortir de cet univers râpeux et sublime. Certain dise que c'est une pelle à Oscar... Ouai et alors? On aime Portman et encore plus ici !!! (Pardon Maman...)
Le Nutella c'est bon, mais Black Swan ça fait pas grossir!
lundi 21 juin 2010
Shrek 4, mais que fait Dreamworks?
Loin de tout cirage de pompe et léchage de postérieur, vous pouvez ranger la brosse à reluire du dernier Dreamworks. Avec un premier Shrek plutôt bon, un second excellent, le troisième épisode mettait la firme américaine au bord du gouffre. Le quatrième épisode des aventures de l'ogre vert, Dreamworks je jette dans le vide. Sombrant dans les clichés d'une saga qui aurait mieux fait de s'arrêter quand il était encore temps, Shrek 4 est un melting pot de tous les précédant volumes et ne marquera pas les esprits du vaste monde de l'animation.
Shrek vie une petite vie tranquille pépère dans son marais en compagnie de sa femme Fiona et de ses enfants. Chaque jours se ressemblent et disons le franco, Shrek se fait chier. Il aimerait retrouver ne serait-ce qu'une journée sa vie d'ogre méchant et redouté par le peuple. C'est alors qu'il fait la rencontre de Tracassin, un nain de jardin malfaisant et avide de pouvoir. Ce dernier va lui faire signer un contrat magique lui permettant d'échanger une journée du passé de Shrek contre un jour de vie d'ogre méchant.

Ok! Le postulat est là. Il n'y a plus d'idée originale dans la tête des scénaristes de Dreamworks. Pourquoi faire un 4 et essayer de boucler une série avec un mélange de si peu de bonnes idées. Surfant sur des clichés déjà instaurés dans les précédents films, cette suite n'apporte rien à la franchise et laisse vraiment un mauvais goût en travers de la gorge. Le film rentre dans schéma classique. Il ressort tous les vieux gags déjà vus de l'âne et de Shrek sans pour autant donné de fraicheur à la prose des personnages. Peut-être est-ce dans l'optique de ressembler au marécage du héros que le film sent si mauvais...
Le ressort comique est usé et ne donne aucune satisfaction aux spectateurs. Si la seule idée novatrice était la présence de nouveaux personnages comme les membres de la résistance ogresque, le principe n'est pas utilisé à bon escient et perd toute sa spontanéité pour surfer vaguement sur des références classiques du cinéma (Braveheart, Red Sonia...)
Un bon plantage en règle auquel chacun s'attendait. Le film fera sans doute sourire les enfants et encore emmenez les voir Toy Story 3, vous gagnerez au change!
- Si le chat Potté n'avait été spoilé dans les bandes annonces, la surprise aurait été vraiment bonne
Les moins:
- humour dépassé
- histoire sans intérêt
- un Shrek et une Fiona vaseux
- un méchant même pas crédible
- des références qui ne servent en rien le scénario
Shrek 4, de Mike Mitchell avec Mike Myers, Cameron Diaz, Eddie Murphy, Antonio Banderas
dimanche 25 avril 2010
Un air de famille: un dîner presque pas parfait
Cédric Klapisch signe en 1996 la réalisation d'Un air de famille et met en scène un vendredi soir pas comme les autres. Chacun s'attaque, chacun se blesse, mais chacun reste profondément de la même famille. par C.S.Réglés comme des horloges, la famille Ménard se retrouve une fois par semaine pour dîner. Henri tient le bar laissé par son père, Philippe est un cadre d'une grosse entreprise locale, Betty est une grande gueule, Denis le souffre douleur d'Henri et Yolande... juste Yolande femme de Philippe et dans le coin de la pièce Caruso le chien paralysé. La mécanique bien huilée de la famille déraille pour une histoire de femme, un passage à la télé et des personnes qui ne savent pas s'écouter.
Adapté de la pièce de théâtre écrite par Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui en 1994, Un air de famille se déroule dans le cadre du bar "Le père tranquille": un seul lieu d'action pour un maximum de chose à se dire! Parce que le film est vraiment bavard, il fallait la plume de ses deux auteurs. C'est un florilège coloré de répliques tuantes et de répartie cinglante, ponctuant la soirée en jaugeant efficacement dans la personnalité des protagonistes et en distillant progressivement leur source de conflit que le film prend aux tripes pour ne plus les lâcher. On assiste à un débat de famille paralysé, oui comme le chien, par une absence de considération proche du "m'as-tu vu? Moi non plus." C'est par moment perturbant mais l'honnêteté de chacun dans leur propre conception de la vie est finement justifiée. Pour faire simple, une jalousie respective tiraille les trois frères et sœur, le tout sous le regard d'une mère qui sans fioriture ne cache pas son parti pris.

La pression n'est jamais relâchée et chacun s'engouffre dans les brèches laissées pas les autres pour déballer ses bassesses. La mauvaise humeur semble appartenir à la famille Ménard. Aucun ne sait parler sans gueuler. Dessus s'ajoute des rôles secondaires brillants comme Catherine Frot, Yolande la belle sœur, et Jean-Pierre Darroussin, Denis le serveur, qui n'ont pas volé leur récompense à la cérémonie des César en 1997. "Un chien paralysé c'est comme un tapis mais vivant!" est une réplique à inscrire dans le registre des dialogues cultes du cinéma français.
En bref, Un air de famille est un cinéma qui sait hausser le ton sans être malpoli, une mauvaise humeur qui nous enchante et un règlement de compte familial par dialogues interposés. Eclatant!
Les points forts:
- scénario infaillible
- acteurs drôles et justes
- mise en scène astucieuse dans un lieu unique
- des seconds rôles rafraichissants
Les points faibles:
- la couleur des tabourets... pour dire quelque chose
Un air de famille, de Cédric Klapisch (1996) avec Jean-Pierre Bacri, Agnès Jaoui, Jean-Pierre Darroussin
Un air de famille 1996
samedi 24 avril 2010
C.R.A.Z.Y.: laissez-vous pousser le patte d'eph.
Réalisation canadienne de Jean-Marc Vallée, C.R.A.Z.Y. est un film qui traite avant tout des relations difficiles au sein d'une famille dirigée monarchiquement par un patriarche adepte des vieilles coutumes. Une histoire bouleversante et un parcours vers la connaissance de soi impressionnant et sobre. par Clément SautetPour rajouter à ses problèmes d'identité, Zach découvre assez jeune qu'il a un penchant pour les hommes. Cette perspective le perturbe mais pose surtout un problème à son père, caricature machiste et virile de l'homme des années 60. Zach va refouler ses pulsions, tentant désespérément de rentrer dans le modèle de personne que son père attend de lui. Un jour la nature reprend le dessus. C'est alors le clash. Le regard que posent les autres devient un soucis pour le maître de maison qui ne trouvera rien de mieux que de refuser un fils homosexuel. Ajoutons à ça un grand frère (Raymond) toxico bagarreur, dont la marque du père est clairement imprimée dans la chair et Zach n'a plus sa place dans le cadre familiale.

L'exil semble alors la seule mesure à prendre pour le jeune homme qui tente malgré tout d'être à l'image de ce qu'on voudrait qu'il soit. Le périple de sa jeunesse et un véritable chemin de croix où il marche seul sans personne pour le soutenir. C.R.A.Z.Y. est une véritable claque en pleine face. Visuellement avec Michel Côté (Gervais) et Marc-André Grondin (Zach) dans l'histoire d'amour père/fils, musicalement avec un choix qui passe des Stones aux Pink Floyd et nous transporte littéralement dans un autre univers... C'est un film qui fait pleurer vraiment là où on ne l'attend pas. Un grand bravo pour le final magnifique dans le drame.
C.R.A.Z.Y. pulvérise les idées reçues et fait l'effet d'une bombe. Christian, Raymond, Antoine, Zachary et Yvan vivent une histoire folle... L'histoire d'une vie!
Les points forts:
- bande son éclatante et magistrale
- des acteurs plus vrais que nature
- une histoire touchante et d'une force impressionnante
- un final feux d'artifices
- Marc-André Grondin impressionnant
Les points faibles:
- l'accent canadien parfois difficile à comprendre
C.R.A.Z.Y. de Jean-Marc Vallée (2005)
avec Marc-André Grondin, Michel Côté
Bande annonce C.R.A.Z.Y
samedi 17 avril 2010
Cube : dans les méandres de l'esprit
Sorti en 1998 , Cube de Vincezo Natali est un thriller psychologique déroutant au sens propre du terme. Amenant le spectateur au plus profond des turpitudes de l'espèce humaine, le film laisse un goût amère en bouche et une bonne dose de questions. par C.S.Au commencement, un homme seul dans une pièce. Pas de signe distinctif sur lui. Il a davantage l'apparence d'un détenu de prison ou d'un dégénéré. Il sert de mise en garde pour le reste du film, à savoir: voilà ce qui vous attend dans le cube. Arrivent ensuite les personnages principaux: un flic, un médecin, une étudiante, un employé de bureau et un roi de l'évasion. Chaque personne a sa fonction mais ne sait pas immédiatement à quoi il va servir ni pourquoi il est là. Leur but? Sortir du Cube.
Si Cube a fait sensation lors de sa sortie en salle, c'est avant tout parce que le film est un véritable labyrinthe à travers les comportements humains et la véritable identité des gens. Pourquoi? Simplement parce qu'on ne sait jamais qui sont les personnes que l'on côtoie au quotidien. Ceux-ci enferment en eux quelques secrets et quelques démons qu'ils ne sont pas forcément à même de discerner. Le Cube est alors là pour dévoiler les pires et les meilleures faces de chacun.

Vincenzo Natali met en scène son film dans le but de nous faire découvrir en même temps que les personnages les péripéties de son histoire et le sens propre de sa réflexion. Si le cube est physique, il n'en est pas moins un dédale psychologique dans lequel nous allons nous perdre. La force de la réalisation est de nous faire croire à l'histoire en restant constamment dans un même décor. Les couleurs changent au fur et à mesure des pièces comme le comportement des personnages. Il n'y a pas les longueurs attendues du "huis clos" classique et Natali a su donner la dimension suffisante au film pour nous emporter dans un voyage effrayant et haletant.
Pour faire court, Cube fait peur, Cube est oppressant, mais Cube est bien un véritable sujet de réflexion sur notre environnement et sur le questionnement de l'existence.
Les points forts:
- un huis clos bien mené
- des acteurs crédibles
- une tension sonore parfaite
Les points faibles:
- peu de marge de manoeuvre limitant le film
- l'aspect des lieux peut-être laçant
- une fin dont on aimerait connaitre davantage de détails.
Alors pour passer un bon moment devant un bon film... le choix est fait.
Cube, de Vincezo Natali (1997)
avec Maurice Dean Wint, Nicole de Boer
bande annonce cube
Hôtel Woodstock: laissez-vous envahir par le flower power

1969 marquera l'année du plus colossal festival de rock de l'histoire. Entre musique et drogue, Ang Lee s'attaque à l'envers du décors et à la famille Tiber, gérante d'un hôtel pitoyable dans la petite ville de Bethel. Croulant sous les dettes, au bord de la faillite, la dernière solution pour Elliot est de reprendre la gestion du festival de musique qui devait se tenir à Walkill, la ville voisine, mais qui a été annulé à la demande de la population. S'engage alors une aventure dépassant les normes de la tranquillité de Bethel, bouleversant la vie d'Elliot.
Hôtel Woodstock est une bouffée de fraîcheur. Comptant parmi le casting des seconds rôles brillants comme celle d'Emile Hirsch en ancien soldat du Viet Nam déjanté, Liv Shreiber en garde du corps travelo ou encore Paul Dano en hippies nébuleux, le film brille d'une richesse scénaristique épatante et d'une mise en scène bluffante. Spit screen et montage parallèle pour décrire l'intensité du moment et l'activité constante autour de l'histoire qui est en train de s'écrire sous nos yeux.

Si Woodstock a vraiment eu lieux, l'idée est encore loin d'être réalisée dans le film. Les problèmes s'amoncèlent et Elliot est dépassé par l'évènement. C'est alors que commence la véritable histoire basée sur les valeurs familiales et la recherche d'identité du personnage principal. Woodstock sera pour Elliot une libération des moeurs et un chemin d'accès vers son coming out.
En bref donc, Hôtel Woodstock est un film léger, avec un panel de comédiens ensoleillés par le talent du réalisateur. Le message est sincère. Et tous les points convergent vers le champ de Max Yasgur, lieu qui deviendra mythique et qui a été l'espace de trois jours, pendant l'été 69, le centre de l'univers.
Les points forts :
- une réalisation extra
- des acteurs géniaux
- une fraîcheur sans limite
- pas de longueur
- Liv Shreiber tordant
- une superbe bande originale
Les points faibles :
- on aurait aimé voir au moins un concert
Alors si ça peut vous donner envie de voir le film... tant mieux! ;)
Hôtel Woodstock, de Ang Lee (2009)
avec Emile Hirsch, Demetri Martin
Hôtel Woodstock - Bande-Annonce VF
mercredi 31 mars 2010
The Expendable: Nouveau Trailer explosif
Alors ça explose! Ca claque dans tous les coins... Franchement, il ne font pas rire les mecs de Stallone. La sortie est toujours prévue pour le 25 août cette année.
Enjoy boys! Oui parce que je pense qu'une petite de 7 ans ne sera pas enthousiaste devant ce genre de film.
mercredi 3 février 2010
Le Choc des Titans - Nouvelle Bande annonce

Le prochain Louis Leterrier, Le Choc des Titans sortira dans nos salle de cinéma le 7 avril cette année.
Il est difficile de se rendre vraiment compte de ce que va vraiment pouvoir rendre ce film. Dans quel univers sommes nous? Qui sont tous ces personnages? Est-ce une farce ou l'ambition trop grande d'un réalisateur qui n'a pas forcément les épaules pour un tel projet?
En tête d'affiche, la coqueluche du moment Sam Worthington, vu dans Avatar de James Cameron ou encore avant dans Terminator Renaissance de McG. Liam Neeson, Mads Mikkelsen et Ralph Fiennes lui donneront la réplique, et nous pourrons même apercevoir Mouloud Achour, notre représentant français dans le film. Il n'apparaît pas dans cette dernière bande annonce mais il est bien présent à se battre contre un scorpion géant...
Rendez-vous en Avril pour le film de Leterrier.
mardi 24 novembre 2009
Avatar - c'est bleu, c'est beau, c'est bien!!!
Il arrive à grands pas. Le nouveau film de James Cameron propose encore aujourd'hui un nouvel extrait qui ne manquera pas de nous mettre l'eau à la bouche. Pourquoi? Simplement parce l'on y découvre encore de nouvelles images.
A ce train là, on aura vu le film avant sa sortie le 16 décembre prochain. Alors si vous voulez encore garder la surprise : ne regardez pas!!!!
Sinon faites-vous plaisir! Enjoy
C'est ici l'acteur Stephen Lang qui présente son personnage. Il joue Quaritch, le chef de la sécurité de Pandora. Il fait pas rire le bonhomme!
mercredi 11 novembre 2009
Le Choc des Titans - Bande annonce légendaire
lundi 9 novembre 2009
Twilight vs Frankenstein - parodie!!!
C'est nul mais c'est drôle autant pour les fans que pour les autres.
AVATAR - comment décevoir ses fans...
Nous sommes en droit de nous poser certaines questions quant à cette nouvelles bande annonce d'Avatar de James Cameron disponible sur la toile aujourd'hui.
Alors que l'on peut regarder la bande annonce de 3 min 30 qui donne vraiment envie de voir le film, celle-ci avec une musique qui ressemble à celle de Robin des bois avec Kevin Costner, ne donne franchement pas envie de voir le film.
On a l'impression de voir un film Disney plein de bons sentiments. En attendant pour avoir vu 15 et 25 minutes en projection de presse, je peux vous dire que le film ne ressemblera en rien à ce que vous allez regarder en dessous.
Le mieux serait peut-être de couper le son de la vidéo et de ne regarder que les images qui au final nous font découvrir quelques nouvelles scènes inédites et pas dégueux.
Enjoy!!! ou pas...
vendredi 6 novembre 2009
Sherlock Holmes - Le nouveau trailer de Guy Ritchie
jeudi 29 octobre 2009
LE NOUVEAU TRAILER D'AVATAR EN FRANCAIS
vendredi 23 octobre 2009
mercredi 21 octobre 2009
Parodie Pixar

mercredi 7 octobre 2009
Clones de Jonathan Mostow

Clones, c'est le nom français qui désigne le film The Surrogates de Jonathan Mostow avec Bruce Willis dans le rôle principal. Clones, c'est aussi l'adaptation du comic book de Robert Venditti au scénario et Brett Weldele aux dessins. Une bande dessinée riche et complète dont on s'imagine la complexité d'adaptation au cinéma. Mostow s'y risque... Parfois se perd. Mais rend au final un film pas trop mal qui aurait cependant mérité davantage de détails parfois trop vite occulté au profit de scènes d'actions trop longues.
Toute la difficulté étant là, une adaptation ne peut être parfaite dans le sens où on ne peut retranscrire toutes les subtilités de l'histoire de base lorsque l'on est contraint, et parfois forcé, de respecter un créneau horaire... Cependant de par la longueur du film, on peut facilement imaginer que la production n'a pas eu carte blanche dans tout ce qu'elle désirait entreprendre. Le fond est là mais il manque une cruelle présence des personnages secondaires qui ne sont au final là que pour faire valoir le personnage de l'agent Greer (Bruce Willis) brillant à souhait dans sa prestation. Parce que tout le film tient sur lui. Lui et son rôle d'écorché de la vie vivant dans une relation familiale difficile. Un enfant décédé dans un accident, une femme qui ne vit que par l'intermédiaire de son clone et qui fuit les marques de l'âge.
L'histoire reste traitée de façon assez simpliste et ne va pas chercher à s'étendre au delà des limites déjà posées par la BD. Dommage parce que le support filmique ne devient rien d'autre qu'un procédé quelconque pour l'histoire. Par ailleurs, cette dernière donne un goût de déjà vu. En effet si on est quelque peu féru de science fiction, nous n'aurons aucun mal à voir les rapprochements qu'il peut y avoir avec le travail d'Isaac Asimov notamment lorsqu'il écrit Les Robots ou encore la saga de La Fondation. Tout cette réflexion sur la vie ne va pas tellement loin et s'inscrit alors dans la base des films classique de SF basiques. On pourra également retrouver des similitudes avec I Robot d'Alex Proyas sorti en 2004 sur nos écrans et inspiré par... Asimov. Rien d'original dans toute cette fresque futuriste.

Bémol sur la critique cependant grâce à l'acteur principal. Là où nous avions l'habitude de le voir sauver le monde ou risquer sa vie pour sauver finalement le même monde qui n'en vaut pas forcément la peine, il est ici complètement perdu dans une vie qu'il subit. Il est complètement dépassé par la tournure des choses et se pose des questions sur toute son existence. Il saigne en extérieur mais c'est ce n'est rien comparé à ses blessures internes dû à la mort de son fils et à sa relation avec sa femme (Rosamund Pike). C'est un Bruce Willis dépourvu de toute cette virilité habituelle. Il est grand, doué, mais ça nous le savions déjà.
Les plus : Un acteur principal talentueux et presque bouleversant.
Les moins : un trop gros poisson pour l'envergure du film qui ne remplit pas son office.
En conclusion : Un bon divertissement qui finalement n'a peut-être pas la prétention de faire plus que ce qu'il nous donne à voir.
Note : 6/10
lundi 5 octobre 2009
Robert Capa sous le regard de Michael Mann

Il fut l'un des plus grands photographes de guerre. Il a couvert plus de cinq conflits à travers le monde en passant par la guerre d'Espagne, la seconde guerre mondiale pour finir en Indochine. Capa était un des plus talentueux photographe du 20ème siècle. Si Pierce Brosnan et Yvan Attal s'intéressaient déjà au personnage, c'est aujourd'hui Michael Mann qui entend bien reprendre le sujet et adapter sa vie au cinéma.
C'est à partir d'un ouvrage de Susanna Fortes que le réalisateur Michael Mann compte s'inspirer pour réaliser son film. Mann s'intéressera à sa vie amoureuse, notamment à son histoire avec la photographe Gerda Taro rencontré pendant la guerre civile espagnole et à la relation qu'il a entretenu pendant deux ans avec l'actrice Ingrid Bergman. C'est une vie bien mouvementée qui aura été celle de Robert Capa et le sujet, relativement vaste, semble convenir à la perfection au réalisateur Michael Mann qui entend peindre une image différente du personnage, axée sur un côté plus romantique sur le ton du Dernier Mohican, Miami Vice ou encore Public Ennemies... Le tout sans compter le cadre historique et la spécialité première du photographe : le reportage de guerre. On peut d'ores et déjà s'attendre à des séquences de combats impressionnantes.
Mann souhaite produire le nouveau film et tiendra probablement les commandes. Jez Butterworth sera chargé d'écrire le scénario tandis que Columbia Pictures financera le projet. Le film est encore en phase de préparation et il semblerait que rien ne soit encore signé.
vendredi 2 octobre 2009
2012 - Roland Emmerich détruit vraiment tout !!!!!
2012 de roland emmerich
L'histoire : Les Mayas, l'une des plus fascinantes civilisations que la Terre ait portées, nous ont transmis une prophétie : leur calendrier prend fin en 2012, et notre monde aussi. Depuis, les astrologues l'ont confirmé, les numérologues l'ont prédit, les géophysiciens trouvent cela dangereusement plausible, et même les experts scientifiques gouvernementaux finissent par arriver à cette terrifiante conclusion. La prophétie maya a été examinée, discutée, minutieusement analysée. En 2012, nous saurons tous si elle est vraie, mais quelques-uns auront été prévenus depuis longtemps... Lorsque les plaques tectoniques se mettent à glisser, provoquant de multiples séismes et détruisant Los Angeles au passage, Jackson Curtis, romancier, et sa famille se jettent à corps perdu, comme des millions d'individus, dans un voyage désespéré. Tous ne pourront pas être sauvés...
A côté de 2012, Godzilla et L'Attaque de la moussaka géante, c'est Pipo et Molo font du ski, un suppo et au lit et bonne nuit les petits. Roland Emmerich voit les choses en grand et fait passer les films comme Armageddon, Deep Impact, Volcano et les autres films catastrophes pour des épisodes du manège enchanté.
En attendant la fin du monde, comme le disaient si bien les Mayas, on pourra voir 2012 en 2009, le 11 novembre plus précisément.



