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mardi 10 janvier 2012

Goon, la belle image du Hockey dans les films

"Aaaaaaah ! Tu veux être mon ami?"

Le hockey sur glace va encore en prendre pour son grade et véhiculer une belle image auprès des parents qui hésitent encore à inscrire leurs mouflets avides de glace et de crosse. On peut se demander cependant d'où vient cette représentation du sport moderne d'origine nord américaine? 

Note: en cliquant sur le nom du film, tu peux écouter la bande originale en même temps que tu lis. C'est cool non?

Dans mon plus vieux souvenir, l'image du hockey à été martyrisé pour la première fois dans le film Running Man de Paul Michael Glaser avec Arnold Schwarzenegger où ce dernier devait se battre dans une multitudes d'arènes pour le plaisir des spectateurs de programmes télévisuels violents. Son premier adversaire était Subzero. Un espèce de gros chinois fringué comme un gardien mais équipé de crosse avec lame incorporée. Va savoir pourquoi... Le type finira sa vie étranglé par un barbelé après avoir planté un des copains d'Arnold.
Moralité : Schwarzy n'aime pas qu'on se moque du hockey.

"J'ai froid. Je ne sens plus mon corps!" 

Ensuite, je me souviens (comme la phrase Québecquoise. Hockey = Québec... Non? bon...) des Petits Champions. Ce film ouvertement franchisé Walt Disney Pictures, sera pourtant une de mes références de gosse. Oui, moi aussi je voulais être un Duck et avoir pour pote Joshua Jackson pour qu'il me pistonne pour jouer dans Dawson quelques années plus tard. Les gamins avaient toujours recours à des stratégies de dingues pour pouvoir marquer des buts. La formation en "V", la statue de la liberté, la triple esquive... Et franchement c'est pas Emilio Estevez qui jouait le coach de l'équipe et qui, à l'époque existait encore à Hollywood, pouvait les en empêcher. Le succès du film donnera par ailleurs naissance à deux suites... Plus ou moins bien.

"C'est toujours le gros le gardien"

Un autre film Youngblood, et de taille, prenait le hockey comme un moyen de forger des amitiés inébranlable (de ce qu'on sait des vestiaire...) et de régler ses comptes avec l'adversaire, généralement poilu et joufflu, en lui foutant une belle trempe à la fin du match (ici). Le problème, c'est que, même si je suis un grand fan de Patrick Swayze et que Rob Lowe était qu'un jeunot pas encore trop tête à claques à l'époque, Youngblood ne retient qu'une facette peut glorieuse du hockey et en oublie tout le côté Fair Play. On peut cependant retenir l'anecdote du film qui voudrait que Lowe ne savait pas patiner avant de faire ce film. La scène d'ouverture montrera que l'acteur à vite compris les bases.
Il n'empêche que je me souviens encore aujourd'hui d'une grande partie des dialogues que je connaissais par coeur.

"Gaffe mec tu t'es coupé avec la crosse de Subzero"

Au suivant. Jean-Claude Van Damme ! Oui, mister "Belgique à travers l'amérique" s'est aussi illustré dans un film portant sur le hockey. Avec son titre digne des plus grands films de Steven Segall, Mort Subite (pas de bo) mettait en scène l'acteur dans le personnage d'un agent de sécurité qui doit tout faire pour sauver le public d'un grand match de hockey d'un danger terroriste. Même prendre l'équipement du gardien de Pingouins de Pittsburg, arrêter un but décisif, et mettre une belle droite à un joueur des Chicago Black Hawks. On passera rapidement dessus, même si cette action de grâce restera un fantasme pour tout joueur.

"Touche pas à ma glace !"

Finalement, tout ça pour dire qu'un nouveau film s'apprête à faire son entrée dans le palmarès des films subversifs de hockey sur glace : Goon. Réalisé par Michael Dowse, le mec qui a fait Une soirée d'enfer, le film raconte l'histoire d'un type, ancien videur, qui va mener une équipe d'arracheurs de ratiches vers la victoire du championnat. On y retrouve Jay Baruchel en scénariste et acteur couplé avec Seann William Scott, le Steve Stifler des American Pie, mélangé avec Liv Schreiber plus Wolverine que Wolverine, Eugene Levy, plus papa de Jim que lui même, et autre Kim Coates et sa gueule d'assassin. Dans ce grand mélange: une bande annonce qui fait rire. Pourquoi? Simplement parce que c'est l'archétype même de la parodie loufoque qui, sans le vouloir directement, va encore faire du mal au sport en véhiculant une image violente, sans cervelle et complètement faussée. 
Est-ce qu'on doit s'attendre à une comédie style Apatow ou une version des douze salopards sur des patins? A noter également que Marc André Grondin fait partie du casting. Perdu sans doute...
Le film sortira certainement directement en dvd chez nous mais sera dans les salles canadiennes le 24 février pour nos amis caribous. 






Et pour info, les enfants se battent comme ça au hockey. C'est beau.




samedi 17 avril 2010

Hôtel Woodstock: laissez-vous envahir par le flower power


Sorti dans les salles de cinéma en septembre 2009, Hôtel Woodstock raconte l'histoire d'Elliot Tiber et du plus grand festival de musique de tous les temps: Woodstock. par C.S.

1969 marquera l'année du plus colossal festival de rock de l'histoire. Entre musique et drogue, Ang Lee s'attaque à l'envers du décors et à la famille Tiber, gérante d'un hôtel pitoyable dans la petite ville de Bethel. Croulant sous les dettes, au bord de la faillite, la dernière solution pour Elliot est de reprendre la gestion du festival de musique qui devait se tenir à Walkill, la ville voisine, mais qui a été annulé à la demande de la population. S'engage alors une aventure dépassant les normes de la tranquillité de Bethel, bouleversant la vie d'Elliot.

Hôtel Woodstock est une bouffée de fraîcheur. Comptant parmi le casting des seconds rôles brillants comme celle d'Emile Hirsch en ancien soldat du Viet Nam déjanté, Liv Shreiber en garde du corps travelo ou encore Paul Dano en hippies nébuleux, le film brille d'une richesse scénaristique épatante et d'une mise en scène bluffante. Spit screen et montage parallèle pour décrire l'intensité du moment et l'activité constante autour de l'histoire qui est en train de s'écrire sous nos yeux.



Si Woodstock a vraiment eu lieux, l'idée est encore loin d'être réalisée dans le film. Les problèmes s'amoncèlent et Elliot est dépassé par l'évènement. C'est alors que commence la véritable histoire basée sur les valeurs familiales et la recherche d'identité du personnage principal. Woodstock sera pour Elliot une libération des moeurs et un chemin d'accès vers son coming out.

En bref donc, Hôtel Woodstock est un film léger, avec un panel de comédiens ensoleillés par le talent du réalisateur. Le message est sincère. Et tous les points convergent vers le champ de Max Yasgur, lieu qui deviendra mythique et qui a été l'espace de trois jours, pendant l'été 69, le centre de l'univers.


Les points forts :
- une réalisation extra
- des acteurs géniaux
- une fraîcheur sans limite
- pas de longueur
- Liv Shreiber tordant
- une superbe bande originale

Les points faibles :
- on aurait aimé voir au moins un concert

Alors si ça peut vous donner envie de voir le film... tant mieux! ;)

Hôtel Woodstock, de Ang Lee (2009)
avec Emile Hirsch, Demetri Martin




Hôtel Woodstock - Bande-Annonce VF